Regarder le ciel dans ces moments où il exprime une humeur fait partie des petits plaisirs de mes journées.

Il y a le matin, quand je pars au travail, que j'arrive en fin de rocade et que le ciel s'allume de tons oranges, roses, fushias, parfois en dégradés réguliers, parfois par taches inégales, parfois ponctué de nuages plus ou moins lourds aux nuances du bleu nuit au gris pâle.

Il y a les soirs quand je sors du bureau pour rejoindre ma voiture sur le parking et où le ciel défile toute sa garde robe.

Parfois la robe de mariée, blanche, filandreuse, parfois le champ de boules de coton comme un immense lit dans lequel on aimerait s'oublier avec Morphée. Parfois, toujours dans les teintes claires et fades, de grandes zébrures ou quelques rares lignes, les avions ne sont pas loin. Et puis, mes préférés, les en technicolor qui déclinent toute la palette des or-orange-jaune-rose-fushia avec un ciel plus ou moins sombre en fonction de mon heure de sortie et de la saison.

 

Bref, regarder le ciel m'aide à faire la transition maison - travail - maison en levant la tête et prenant une vraie respiration profonde.

Le soir, quand je promène la chienne, j'aime observer la lune qui a tant de façons de se montrer également. De jour pleine et vaguement transparente, de nuit, découpée, masquée ou non, ronde ou en quartier.

Je la préfère de nuit quand le ciel est très noir et sans nuage, que l'air est piquant du froid de l'hiver mais j'aime aussi l'aperçevoir l'été quand j'ouvre mes volets, que le ciel s'habille de couleurs encore floues avant que la lune se soit décidée à partir.

Petit bonheur quotidien donc qui permet une parenthèse dans mon circuit électrique.

 

Et vous, vous le regardez parfois le ciel ou laissez vous la vie dicter son rythme forcené ?